La vie, ce grand monstre

La vie, c’est le plus grand des monstres.

On parle souvent de manipulation, mais aucune n’est plus cruelle qu’elle.

Elle sait sourire, séduire, promettre. Elle nous tend la main, et pendant qu’on tourne la tête, elle prépare déjà la chute.

Quand la vie décide d’arriver, rien ne peut l’arrêter.

Et quand elle décide de partir, on ne peut qu’espérer.

Il y a une phrase que je répète souvent, presque sans m’en rendre compte :

« La vie et la mort sont comme deux associés. L’une nous juge, l’autre nous condamne. »

Elles ne sont jamais très loin l’une de l’autre.

La vie, c’est la face douce de l’iceberg. Elle se présente avec tendresse, nous fait rire, rêver, espérer.

On veut bien faire, on veut vivre, donner, s’accrocher à elle de toutes nos forces.

Mais derrière son sourire, se cache toujours la mort.

Quand elle change de visage, c’est elle qu’on appelle.

Et quand la mort s’avance, la vie s’efface.

Elle ne protège pas. Elle se met de côté, spectatrice impassible.

Alors on continue de courir, de s’attacher, de lutter , pour nous, pour ceux qu’on aime,

en oubliant que la mort n’est que le second visage de la vie.

Deux pôles, une seule entité.

Un jour, c’est la vie qui prend le devant de la scène.

Un autre, c’est la mort.

En vérité, la mort n’existe pas.

C’est simplement la vie qui arrête de collaborer avec les humains.

La mort, ce n’est qu’un mot qu’on a inventé pour décrire la rupture du contrat.

La fin de la mission.

La vie, elle, reste. Elle se contente de dire :

« C’était beau. On a trop ri, trop aimé, trop vécu. Le contrat s’arrête là. Merci. »

Alida Sephora K.

L’audacieuse

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