L’Envers de l’Amour

Mes Poèmes

Une boule, à défaut d’adrénaline, se loge dans mon cœur, une larme remplace les papillons dans mon ventre.

Mon instinct l’avait vu, mon cerveau l’avait su, mais mon espoir déclinait la vérité.

Mon regard noircit, se languit de Cupidon, tandis que mon âme de diablesse sourit sous l’illusion de son réveil.

Remettre le masque de Némésis m’excite, tandis que découvrir sa face de Don Juan me fait reculer.

Mon éternelle hypocrisie feint de me victimiser, car j’ai un alibi : celui d’être la garce de l’histoire.

Ma misandrie me rappelle qu’il n’y a pas d’exception.

Ma Vénus, elle, me murmure douceur et harmonie, mais détruit avec élégance.

L’action de ma beauté venimeuse s’impose pour soigner mon Soleil, délacté par de faux espoirs.

Tandis que mon Uranus cogite et s’active en s’attachant à Pluton sous la gouverne de Saturne,

Mon désir de vengeance exile la Lune pour la remplacer par Mercure.

Je m’aventure avec confiance, conviction et charme.

La douleur derrière la douceur, la colère derrière la classe,

Les blessures derrière chaque bouleversement, les regrets derrière chaque “je t’aime”.

J’écris avec dégoût, peur et amertume ce que j’ai touché avec amour.

Ma misandrie l’avait prédit : il n’y a pas d’exception.

Mon cœur, pourtant, a murmuré l’impossible malgré les prédictions de mon cerveau.

Ils tuent toujours quelque chose…

Le plus souvent sexuellement.

Encore plus physiquement.

Très souvent psychologiquement.

Parfois moralement.

Mais ici, c’est sentimentalement.

Tout cela, ma misandrie le savait.

Mais ma féminité l’a exclu.

Alida Sephora K.

L’audacieuse.

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